Les rapports entre les salariés et leurs représentants ont quelque chose d’important. Cela s’appelle la représentativité, en quelque sorte une alliance établissant un contre pouvoir face au césarisme patronal.
L’alliance s’est faite d’après les résultats des dernières élections professionnelles avec un « syndicat maison » saisi d’un accès de gourmandise territoriale.
Démocratiquement et pour trois ans certains mettront leurs idées dans leur poche et se plieront aux circonstances.
Naturellement, quelques salariés ont pris conscience, un peu tard, du déséquilibre actuel de la représentativité à la Bred.
Bon nombre, dans l’expression de leur vote, ont confondu les prestations du comité, les festivités et le clientélisme avec les revendications des organisations syndicales implantées sur tout le territoire possédant des structures nationales, fédérales et confédérales.
Mais tout cela c’est de l’hébreu pour le plus grand nombre !
Un petit côté pernicieux subsiste car un seul « syndicat d’entreprise » majoritaire et la direction sont amenés à rejouer sans cesse le même duo.
Après avoir expédié les grandes centrales historiques, la Confédération Française Des Travailleurs, la Confédération Générale des Travailleurs, la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens, la CGT Force Ouvrière, les salariés ont donné la parole à un interlocuteur unique face à une direction, qui après avoir préparé soigneusement son coup, se frotte les mains.
Seul le Syndicat National de la Banque, grâce aux votes de ses cadres, siège encore au comité parisien avec un seul poste.
Il faut vraiment être gogo pour s’émerveiller du désastre syndical.
Une petite réflexion sur le sujet permettra à chacun d’en tirer les conséquences d’ici deux ans, sans doute, car des péripéties et des ruptures sont dans les tiroirs des dirigeants du groupe BPCE.
Alors que feront donc les salariés adeptes du syndicalisme festif ?
Ils partiront, sans doute, en voyage à Disney, aux
Marmousets ou au Parc Astérix, n’importe où, d’ailleurs on s’en moque, pourvu qu’ils oublient la misère commune.
